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Home insurance and termites: can you get compensation?

Apr 29, 2026

Assurance habitation et termites : tout savoir sur l'indemnisationSommaireAssurance habitation et termites : pourquoi l'exclusion est la règleAnalyse des clauses de contrats : focus sur les insectes x...

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Assurance habitation et termites : tout savoir sur l’indemnisation

Contents

Vous venez de découvrir de la sciure fine au pied d’une poutre, un parquet qui sonne creux, ou pire, un plancher qui s’affaisse. Le diagnostic tombe : termites. Premier réflexe, vous appelez votre assureur. Et là, douche froide. Votre contrat d’assurance habitation ne couvre pas les termites. Pas un centime. C’est la réalité pour l’immense majorité des propriétaires en Belgique, et pourtant presque personne ne le sait avant d’être touché.

Things to remember

  • Dépasser le simple constat d’exclusion habituel pour explorer les mécanismes contractuels et les leviers légaux

  • Nous analysons pourquoi les assureurs refusent ce risque et comment activer la garantie des vices cachés ou la responsabilité professionnelle pour obtenir réparation

  • Pourquoi l’exclusion est la règle

  • Focus sur les insectes xylophages

Le problème, c’est que la plupart des articles sur le sujet se contentent de dire « les assureurs excluent les termites, point final ». On va aller beaucoup plus loin ici. Parce qu’il existe des leviers réels pour obtenir une indemnisation, même quand votre assurance habitation refuse la prise en charge des termites : vice caché, garantie décennale, responsabilité professionnelle. Encore faut-il savoir lesquels activer, et à quel moment. C’est exactement ce qu’on va décortiquer ensemble.

Que vous soyez propriétaire d’une maison en zone à risque ou futur acheteur qui veut éviter le piège, cet article vous donne les clés pour comprendre les mécanismes contractuels, les failles juridiques exploitables et les solutions concrètes pour ne pas rester seul face à une facture de traitement qui peut dépasser 15 000 €.

Assurance habitation et termites : pourquoi l’exclusion est la règle

De nombreuses communes sont classées comme zone à risque pour insectes xylophages. Malgré cette ampleur, votre contrat multirisque habitation ne vous protège pas contre ces insectes. Pourquoi ? La réponse tient en un principe fondamental du droit des assurances : l’aléa.

Home insurance and termites: can you get compensation?

Pour qu’un risque soit assurable, il doit être imprévisible. Un incendie, une tempête, un dégât des eaux : personne ne peut prédire exactement quand ça arrive. Les termites, c’est différent. Une infestation se développe lentement, parfois sur plusieurs années. Les assureurs considèrent que c’est un phénomène progressif, détectable par un propriétaire vigilant. Autrement dit, ils estiment que ça relève de l’entretien du logement, pas d’un sinistre soudain.

Regardez les conditions générales de n’importe quel contrat multirisque habitation. Vous trouverez systématiquement une clause d’exclusion de garantie visant les dommages causés par les insectes, les parasites, les champignons ou la vermine. La formulation varie d’un assureur à l’autre, mais le résultat est le même : aucune prise en charge des termites par l’assurance habitation. La garantie dommages aux biens, celle qui couvre votre bâti, s’arrête net devant les insectes xylophages.

Est-ce que c’est injuste ? On peut le penser. Un propriétaire qui achète une maison sans savoir qu’elle est infestée n’a rien demandé. Mais du point de vue de l’assureur, la logique est implacable : si on couvrait les termites, il faudrait aussi couvrir les moisissures, les remontées capillaires, la rouille sur les canalisations. Tout ce qui relève de la dégradation lente et de l’entretien courant sortirait du cadre de l’assurance pour entrer dans celui de la maintenance. Les primes exploseraient.

Il y a un autre argument que les assureurs avancent rarement publiquement mais qui pèse lourd : l’antisélection. Si une garantie « termites » existait, seuls les propriétaires en zone infestée la souscriraient. Le pool de cotisants serait trop restreint pour mutualiser le risque correctement. Une étude du Centre technique du bois et de l’ameublement (CTBA, devenu FCBA) estimait déjà le coût annuel des dégâts de termites en France à plusieurs centaines de millions d’euros. Aucun assureur ne veut porter ça.

Résultat : même si vous payez votre assurance habitation rubis sur l’ongle, même si votre contrat est haut de gamme avec toutes les options, les termites restent exclues. Pas de négociation possible sur ce point. C’est inscrit dans le marbre des conditions générales. La seule exception théorique serait un contrat sur-mesure négocié avec un courtier spécialisé, mais en pratique, personne ne le propose sur le marché français grand public.

Ce qu’il faut retenir ici, c’est que l’exclusion n’est pas un caprice. Elle repose sur une logique assurantielle solide. Ça ne veut pas dire que vous êtes sans recours, loin de là. Mais votre première ligne de défense ne sera pas votre assurance habitation. Il faut chercher ailleurs.

Analyse des clauses de contrats : focus sur les insectes xylophages

Ouvrez vos conditions générales. Vraiment, allez les chercher. La plupart des propriétaires ne les ont jamais lues, et c’est là que se joue tout. Les clauses relatives aux insectes xylophages sont rédigées de manière large, volontairement, pour couvrir le maximum d’espèces. On ne parle pas uniquement des termites.

Les contrats mentionnent généralement « les dégâts causés par les insectes, les rongeurs et les parasites ». Certains vont plus loin et citent nommément les insectes xylophages : termites, capricornes de maison, vrillettes, lyctus. Cette précision n’est pas anodine. Elle ferme la porte à toute tentative d’argumentation du type « mon contrat exclut les termites, mais moi j’ai des capricornes ». Non. Tous les insectes qui mangent du bois sont exclus, quelle que soit l’espèce.

Les capricornes de maison (Hylotrupes bajulus) méritent qu’on s’y arrête. Dans certaines régions, ils causent autant de dégâts que les termites, parfois plus. Leurs larves creusent des galeries dans les résineux pendant trois à dix ans avant de devenir adultes. Le temps qu’on s’en aperçoive, la charpente peut être sérieusement compromise. Les vrillettes (Anobium punctatum pour la petite, Xestobium rufovillosum pour la grosse) s’attaquent plutôt aux bois anciens et humides. Les trous de sortie caractéristiques, ronds et de 1 à 3 mm de diamètre, sont souvent le premier signe visible.

Pourquoi cette distinction entre espèces est importante ? Parce que l’expertise termites, au sens strict du diagnostic réglementaire, ne couvre que les termites. Si votre maison est infestée par des capricornes ou des vrillettes, le diagnostic termites obligatoire lors d’une vente ne les détectera pas forcément. Il existe un diagnostic plus complet, l’état parasitaire, qui couvre l’ensemble des agents de dégradation biologique du bois. Mais il n’est pas obligatoire partout. Beaucoup de transactions immobilières passent entre les mailles du filet.

Revenons aux clauses contractuelles. Certains contrats contiennent une subtilité qui peut jouer en votre faveur : la distinction entre dommages directs et dommages consécutifs. Les dommages directs (le bois mangé par les termites), c’est exclu, point. Mais les dommages consécutifs ? Si une poutre affaiblie par des insectes xylophages cède et provoque l’effondrement d’un plancher, certains contrats pourraient couvrir les dégâts matériels résultant de cet effondrement, pas l’infestation elle-même. C’est une zone grise que peu de propriétaires explorent, et que peu d’assureurs mettent en avant.

Un arrêt de la Cour de cassation (2e chambre civile, 2007) a d’ailleurs rappelé que l’assureur doit prouver que l’exclusion de garantie est « formelle et limitée » au sens du Code Civil. Si la clause est trop vague ou trop large, elle peut être déclarée inopposable à l’assuré. En pratique, les rédacteurs de contrats ont resserré leurs formulations depuis, mais ça vaut toujours le coup de faire vérifier vos clauses par un avocat spécialisé.

Un point qu’on oublie souvent : si vous êtes copropriétaire, les parties communes relèvent de l’assurance de la copropriété. Les mêmes exclusions s’appliquent en général, mais la responsabilité du syndic peut être engagée s’il n’a pas pris les mesures nécessaires après signalement d’une infestation. C’est un levier supplémentaire.

Recours et solutions : comment être dédommagé en cas d’infestation ?

Votre assurance ne paie pas. D’accord. Mais qui doit payer le traitement des termites, et surtout, qui doit assumer les réparations structurelles ? La réponse dépend entièrement de votre situation : propriétaire de longue date, acheteur récent, ou maison neuve sous garantie.

Le vice caché : votre meilleur allié si vous avez acheté récemment. Si vous avez acquis votre maison et que vous découvrez une infestation de termites que le vendeur connaissait ou aurait dû connaître, vous êtes en terrain solide. Le vice caché immobilier, encadré par les articles 1641 à 1649 du Code civil, vous permet de demander soit l’annulation de la vente, soit une réduction du prix. Le délai pour agir est de deux ans à compter de la découverte du vice.

Le diagnostic termites entre en jeu ici. Tout vendeur peut fournir état relatif à la présence de termites datant de moins de six mois. Si ce diagnostic a été bâclé ou si le diagnostiqueur n’a pas détecté une infestation évidente, sa responsabilité civile professionnelle peut être engagée. Et là, c’est son assurance qui paie. On parle de montants significatifs : un diagnostiqueur condamné pour négligence devra couvrir le coût du traitement, des réparations, et parfois même la perte de valeur du bien. N’hésitez pas à demander un tel état des lieux lors d’une vente où vous suspectez la présence d’insectes.

Les tribunaux sont plutôt favorables aux acheteurs dans ces dossiers. Un jugement français du tribunal de grande instance de Bordeaux a condamné solidairement un vendeur et son diagnostiqueur à verser plus de 40 000 € à un acquéreur pour un diagnostic termites défaillant. Ce n’est pas un cas isolé.

La garantie décennale : pour les constructions récentes. Si votre maison a moins de dix ans et que les termites ont compromis la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, la garantie décennale du constructeur entre en jeu. L’article 1792 du Code civil est clair là-dessus. Le constructeur (ou son assureur) doit réparer. La question se pose surtout quand le traitement préventif du bois n’a pas été réalisé correctement lors de la construction. Un défaut de traitement des bois de charpente, c’est un vice de construction, pas un problème d’entretien. La garantie décennale s’applique pleinement dans ce cas.

Les aides financières : ne comptez pas trop dessus, mais vérifiez quand même. Il n’existe pas d’aide financière termites spécifique au niveau national. Certaines communes ou CPAS peuvent parfois intégrer le traitement dans un dossier global de rénovation, si le logement est très dégradé et que le propriétaire remplit les conditions de ressources. C’est du cas par cas.

Côté budget, soyons concrets. Le traitement termites coûte entre 2 000 et 5 000 € pour une maison standard avec injection de produits dans les murs et le sol (barrière chimique). Si la charpente est atteinte, il faut ajouter le remplacement des bois dégradés : 5 000 à 20 000 € selon l’ampleur. Les pièges à appâts (stations installées autour de la maison) reviennent à 1 500 à 3 000 € par an en contrat de suivi. Le traitement termites, en termes de prix, représente un investissement lourd que personne n’a envie de supporter seul.

La marche à suivre concrète :

  1. Faites réaliser une expertise termites par un professionnel certifié (pas le même que celui qui a fait le diagnostic de vente, pour éviter tout conflit d’intérêts).

  2. Déclarez l’infestation à la commune dans les meilleurs délais, c’est une obligation légale.

  3. Si vous avez acheté récemment, consultez un avocat spécialisé en droit immobilier pour évaluer vos chances sur le terrain du vice caché.

  4. Vérifiez la date de construction : si elle est inférieure à dix ans, contactez le constructeur et son assureur décennal.

  5. Demandez plusieurs devis de traitement à des entreprises.

Un dernier point que peu de gens connaissent : si vous êtes locataire, le traitement des termites incombe au propriétaire, pas à vous. Les dégâts structurels ne relèvent jamais de l’entretien courant à la charge du locataire. Si votre propriétaire refuse d’agir, la mise en demeure suivie d’une saisine du tribunal est la voie à suivre.

Conclusion

L’assurance habitation et les termites, c’est un mariage qui n’existe pas. Votre contrat multirisque ne couvrira pas l’infestation, et aucune option ou avenant ne changera cette réalité sur le marché actuel. Accepter ce constat, c’est la première étape pour agir efficacement.

La bonne nouvelle, c’est que des recours existent en dehors de l’assurance habitation : vice caché si vous avez acheté un bien infesté, responsabilité du diagnostiqueur s’il a raté l’infestation, garantie décennale si la construction est récente. Ces leviers fonctionnent, les tribunaux les appliquent régulièrement, et les montants obtenus couvrent souvent l’intégralité des frais de traitement et de réparation.

Si vous êtes en zone à risque ou si vous avez le moindre doute, ne perdez pas de temps. Faites réaliser un diagnostic complet (état parasitaire, pas seulement le diagnostic termites réglementaire), conservez tous vos documents d’achat, et n’hésitez pas à consulter un professionnel du droit. Plus vous agissez tôt, plus vos chances de récupérer les sommes engagées sont élevées.

Frequently asked questions

Pourquoi mon assurance habitation refuse-t-elle de couvrir les termites ?

Pour les assureurs, une infestation de termites est considérée comme un phénomène progressif lié à l’entretien du bâtiment, et non comme un sinistre soudain et imprévisible (comme un incendie). C’est pourquoi la quasi-totalité des contrats multirisques habitation incluent une clause d’exclusion pour les insectes xylophages.

Existe-t-il des recours si j’ai découvert des termites après l’achat de ma maison ?

Oui. Si l’infestation était présente avant la vente et non signalée, vous pouvez invoquer la garantie des vices cachés (articles 1641 et suivants du Code civil). Vous avez deux ans à compter de la découverte pour agir contre le vendeur et obtenir une réduction du prix ou l’annulation de la vente.

La responsabilité du diagnostiqueur peut-elle être engagée ?

Absolument. Si le diagnostic termites obligatoire lors de la vente a été mal réalisé ou n’a pas détecté une présence évidente d’insectes, vous pouvez poursuivre le diagnostiqueur. Sa responsabilité civile professionnelle peut alors couvrir le coût du traitement et des réparations structurelles.

La garantie décennale couvre-t-elle les dégâts de termites sur une maison neuve ?

Si votre logement a moins de 10 ans, la garantie décennale peut s’activer si les termites compromettent la solidité de la charpente ou rendent la maison impropre à l’habitation. C’est souvent le cas lorsqu’un défaut de traitement préventif des bois a été commis lors de la construction.

En tant que locataire, qui doit payer le traitement anti-termites ?

Le traitement des termites et les réparations des bois dégradés sont exclusivement à la charge du propriétaire. Il s’agit de travaux liés à la structure et à la conservation du bâtiment, qui ne relèvent jamais de l’entretien courant ou des menues réparations locatives.

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